Contents
  1. Unit 1: Mettre en relief
  2. Unit 2: Les temps littéraires
  3. Unit 3: Synthèse de documents
  4. Unit 4: L'essai argumenté
  5. Unit 5: Nuances du lexique
  6. Unit 6: Les registres et la francophonie

French C1 — Advanced

At C1 you can understand a wide range of long and demanding texts and recognise implicit meaning, express yourself fluently without searching for words, use French flexibly for social, academic and professional purposes, and produce clear, well-structured, detailed texts on complex subjects. The writing tasks follow the DALF C1 (synthesis and essay).

Part of the French course. Previous level: B2. Next level: C2.

Study time: 250–300 more hours (about 800–1000 in total). Units on this page: 6.

  1. Mettre en relief · emphasis: c'est … qui / c'est … que, ce qui … c'est, ce dont … c'est; dislocation; inversion after peut-être, aussi, ainsi, sans doute
  2. Les temps littéraires · passé simple and passé antérieur (recognition and use in narration); subjonctif imparfait and plus-que-parfait (recognition)
  3. Synthèse de documents · reformulation, nominalisation, connectors of synthesis; avoiding repetition
  4. L'essai argumenté · advanced connectors; modality (il semblerait que, force est de constater que); the conditional of hearsay (selon…, il aurait…)
  5. Nuances du lexique · synonyms and nuance, collocations, false friends for English speakers, verbs with prepositions
  6. Les registres et la francophonie · spoken grammar (dropping ne, on for nous, ça), verlan, regional variants

Note (How to work through a unit). Every French word in italics can be clicked to hear it. In each unit: listen to the dialogue before reading it, answer the questions, learn the vocabulary, read the grammar, do the practice (press Check), then the dictations, the speaking drills (your microphone; Chrome or Edge recognise French speech) and the writing task. Finish with the flashcards and tick I have finished this unit. The audio uses your browser's French voice; Edge has the most natural ones.


Unit 1: Mettre en relief

In this unit you will structure your ideas for impact in speech and writing: highlighting an element, varying the word order and giving rhythm to a text. Grammar: cleft sentences (c'est … qui / que, ce qui … c'est, ce dont … c'est), dislocation (Ce film, je l'ai adoré), the passive and impersonal for focus, and subject–verb inversion after peut-être, sans doute, aussi, ainsi, à peine, encore.

1.1 Text: L'art de convaincre

An extract from a lecture on public speaking given to university students.

Ce qui distingue un bon orateur d'un orateur médiocre, ce n'est pas la richesse de son vocabulaire, ni même la qualité de ses arguments. C'est sa capacité à guider l'attention de son public. Un discours, voyez-vous, est un paysage : si tout y est au même niveau, l'œil ne sait où se poser.

Prenons un exemple. « La planète se réchauffe et nous devons agir. » La phrase est juste, mais elle glisse sur l'auditeur. Comparez : « Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'un énième rapport : c'est d'une décision. » Ici, la structure elle-même crée une attente, puis une chute. L'idée importante arrive en dernier, là où la voix se pose.

Les grands orateurs le savent depuis l'Antiquité. Peut-être Cicéron n'a-t-il jamais lu un manuel de grammaire française, mais il maîtrisait déjà ce que nous appelons la mise en relief. Encore faut-il savoir l'utiliser avec mesure : à force de tout souligner, on ne souligne plus rien.

Le français offre pour cela des outils remarquables. Il y a d'abord la phrase clivée : « C'est la jeunesse qui paiera le prix de notre inaction. » Il y a ensuite la dislocation, typique de l'oral : « La jeunesse, on lui demande toujours de patienter. » Il y a enfin l'inversion, plus littéraire : « Ainsi s'achève une époque. » Chacune produit un effet différent : la première insiste, la deuxième installe un thème, la troisième donne de la solennité.

Le rythme compte tout autant. Une phrase longue, riche en subordonnées, prépare le terrain ; une phrase courte frappe. À peine l'auditeur a-t-il compris votre raisonnement qu'il doit en recevoir la conclusion, nette et brève. Et c'est précisément ce contraste qui reste en mémoire.

Retenez donc ceci : ce que vous dites importe, mais la manière dont vous le dites décide de ce qu'on en retiendra.

Glossary
  • un orateur — a speaker, an orator
  • glisser sur — to slide off, to make no impression on
  • énième — umpteenth
  • une chute — a punchline, a dramatic ending
  • maîtriser — to master
  • avec mesure — in moderation
  • à force de — by dint of, through repeatedly
  • une phrase clivée — a cleft sentence
  • la dislocation — dislocation (moving an element to the start or end)
  • la solennité — solemnity
  • une subordonnée — a subordinate clause
  • préparer le terrain — to pave the way
  • frapper — to strike
  • net(te) — sharp, clear
  1. Selon l'auteur, qu'est-ce qui distingue un bon orateur ?
    • la richesse de son vocabulaire
    • sa capacité à guider l'attention du public
    • la qualité de ses arguments
  2. Pourquoi la deuxième phrase sur le climat est-elle plus efficace ?
    • Elle est plus courte.
    • Elle utilise des chiffres.
    • Sa structure crée une attente puis une chute.
  3. Quel risque l'auteur évoque-t-il ?
    • qu'à force de tout souligner, on ne souligne plus rien
    • que le public s'endorme
    • que les phrases soient trop longues
  4. Quel effet produit l'inversion, selon l'auteur ?
    • Elle installe un thème.
    • Elle donne de la solennité.
    • Elle rend la phrase familière.
  5. Quel est le rôle d'une phrase courte après une phrase longue ?
    • expliquer un détail
    • poser une question
    • frapper et rester en mémoire

1.2 Vocabulary

Rhetoric and communication

French English
un discours, une allocution, une plaidoirie a speech, an address, a plea (law)
prendre la parole, s'adresser à to speak, to address
captiver, retenir l'attention, susciter l'intérêt to captivate, to hold attention, to arouse interest
mettre l'accent sur, souligner, insister sur to emphasise, to underline, to insist on
mettre en relief, mettre en valeur to highlight
un argument de poids, un argument massue a weighty argument, a clinching argument
une formule, une tournure, une figure de style a phrase, a turn of phrase, a figure of speech
l'éloquence, la rhétorique, l'art oratoire eloquence, rhetoric, public speaking
un auditoire, un public, un interlocuteur an audience, a public, an interlocutor
le ton, le débit, l'intonation, une pause tone, pace of delivery, intonation, a pause

1.3 Grammar: cleft sentences

Structure Highlights Example
C'est … qui the subject C'est la jeunesse qui paiera.
C'est … que the object, a complement, a time, a place C'est demain que tout se décide. C'est à vous que je parle.
Ce qui …, c'est … a subject idea Ce qui compte, c'est la décision.
Ce que …, c'est … an object idea Ce que je crains, c'est l'inaction.
Ce dont …, c'est … an idea after de Ce dont nous avons besoin, c'est d'une décision. (avoir besoin de)
Ce à quoi …, c'est … an idea after à Ce à quoi je pense, c'est à l'avenir. (penser à)
Ce n'est pas … mais … / ce n'est pas … c'est … contrast Ce n'est pas le talent qui manque, c'est la volonté.

Remarks (Agreement and prepositions).

  1. After c'est … qui, the verb agrees with the highlighted subject: C'est moi qui suis responsable. C'est vous qui avez raison.
  2. C'est can become ce sont before a plural noun in careful writing: Ce sont les jeunes qui paieront.
  3. Keep the preposition in both parts with ce dont / ce à quoi: Ce dont j'ai peur, c'est de l'échec.

1.4 Grammar: dislocation and inversion

Dislocation (mostly oral): an element is moved to the start or end of the sentence and repeated by a pronoun.

  • Ce film, je l'ai adoré. — Je l'ai adoré, ce film.
  • Mon frère, il ne comprend rien. — Les vacances, j'en rêve. — À Paris, j'y vais souvent.

Inversion of the subject after certain adverbs at the start of the sentence (formal, written). With a noun subject, the noun stays and a pronoun is added after the verb (complex inversion).

Adverb Example
peut-être, sans doute Peut-être a-t-il raison. Sans doute Cicéron l'avait-il compris.
aussi (= therefore) Le temps presse ; aussi devons-nous agir.
ainsi Ainsi s'achève une époque. (simple inversion with a noun)
à peine… que *À peine était-il arrivé **qu'*il repartait.
encore (= still, nevertheless) Encore faut-il savoir l'utiliser.
du moins, tout au plus Du moins est-ce ce qu'on raconte.

Without inversion, use peut-être que: Peut-être qu'il a raison. (standard, oral)

1.5 Practice

A. Highlight the word in bold with c'est … qui or c'est … que.

  1. Marie a gagné le prix. → {{C'est Marie qui}} a gagné le prix.
  2. Je parle à toi. → {{C'est à toi que}} je parle.
  3. Nous partons demain. → {{C'est demain que}} nous partons.
  4. Vous avez raison. → C'est vous qui {{avez}} raison.
  5. J'ai rencontré mon mari à Lyon. → {{C'est à Lyon que}} j'ai rencontré mon mari.
  6. Moi, je suis responsable. → C'est moi qui {{suis}} responsable.

B. Complete with ce qui, ce que, ce dont or ce à quoi.

  1. {{Ce qui}} m'inquiète, c'est le silence du gouvernement.
  2. {{Ce dont}} je me souviens, c'est de son sourire.
  3. {{Ce que}} je regrette, c'est de ne pas l'avoir dit plus tôt.
  4. {{Ce à quoi}} il pense, c'est à sa carrière.
  5. {{Ce dont}} nous avons besoin, c'est de temps.
  6. {{Ce qui}} compte, ce n'est pas la victoire, c'est la participation.

C. Rewrite with inversion after the adverb (formal style).

  1. Il a peut-être raison. → Peut-être {{a-t-il}} raison.
  2. Elle viendra sans doute. → Sans doute {{viendra-t-elle}}.
  3. Le temps presse ; donc nous devons agir. → Le temps presse ; aussi {{devons-nous}} agir.
  4. Il était à peine arrivé qu'il repartait. → À peine {{était-il}} arrivé qu'il repartait.
  5. Il faut encore savoir l'utiliser. → Encore {{faut-il}} savoir l'utiliser.
  6. Les enfants ont peut-être compris. → Peut-être les enfants {{ont-ils}} compris.

D. Dislocation: rewrite with the element in bold at the start and a pronoun.

  1. J'adore ce livre. → Ce livre, je {{l'adore}}.
  2. Je ne parle jamais de mon travail. → Mon travail, je n'{{en parle}} jamais.
  3. Je pense souvent à mes vacances. → Mes vacances, j'{{y pense}} souvent.
  4. Il n'a rien compris, mon frère. → Mon frère, {{il}} n'a rien compris.

1.6 Listening

A short political-style speech (fictional) at the opening of a climate conference.

Mesdames et messieurs, chers amis,

Ce n'est pas un hasard si nous sommes réunis ici, dans cette ville qui, il y a deux ans, a vu ses rues inondées. Ce que les habitants ont vécu ce jour-là, aucun rapport ne saurait le décrire. Et pourtant, ce sont des rapports que nous continuons de produire.

Ce dont nous avons besoin, ce n'est plus de constats : nous les connaissons. Ce dont nous avons besoin, c'est de courage. Le courage de dire la vérité. Le courage de décider. Le courage, enfin, d'assumer nos décisions devant ceux qui viendront après nous.

Peut-être me direz-vous que ces mots sont faciles. Sans doute aurez-vous raison. Aussi vous ferai-je une seule promesse : à la fin de cette conférence, ce ne sont pas des discours que nous laisserons, ce sont des actes.

Je vous remercie.

  1. Pourquoi la conférence a-t-elle lieu dans cette ville ?
    • parce qu'elle est la capitale
    • parce qu'elle est très moderne
    • parce qu'elle a été inondée il y a deux ans
  2. Selon l'orateur, de quoi avons-nous besoin ?
    • de courage
    • de nouveaux rapports
    • de plus d'argent
  3. Quelle figure de style l'orateur utilise-t-il avec « le courage de… » ?
    • une métaphore
    • une répétition (anaphore)
    • une litote
  4. Quelle est sa promesse ?
    • écrire un nouveau rapport
    • laisser des actes, et non des discours
    • organiser une autre conférence

1.7 Speaking

Repeat with expressive intonation.

  • Ce dont nous avons besoin, c'est de courage.
  • C'est vous qui avez raison, et c'est moi qui me suis trompé.
  • Ce n'est pas le talent qui manque, c'est la volonté.
  • Le chocolat, je ne peux pas m'en passer.
  • Peut-être me direz-vous que c'est utopique.
  • Ainsi s'achève notre voyage.

Persuasive speech (2 minutes). You are a candidate for student representative (or a speaker at a public meeting on a local issue). Write and deliver a short speech using at least three cleft sentences, one dislocation, one inversion after an adverb, a rhetorical repetition and a short final sentence that "strikes".

Model answer

Chers camarades, ce qui me pousse à me présenter aujourd'hui, ce n'est pas l'ambition : c'est la colère. La colère de voir nos bibliothèques fermer à dix-huit heures alors que c'est le soir que nous travaillons. La colère de voir le prix du restaurant universitaire augmenter chaque année. La colère, enfin, de ne jamais être consultés. La vie étudiante, on en parle beaucoup ; mais nous, on ne nous écoute jamais. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une voix. Peut-être me direz-vous que je promets trop. Sans doute certains promettent-ils sans agir. Moi, je ne vous promets qu'une chose : c'est vous qui déciderez. Votez pour vous.

1.8 Writing

Rewrite and expand the following flat paragraph into a persuasive text of 250–300 words for a student magazine, using all the highlighting techniques of the unit and a varied rhythm. « Les jeunes lisent moins de livres. Ils passent beaucoup de temps sur leur téléphone. La lecture est importante pour l'imagination et pour la concentration. Les écoles et les familles doivent encourager la lecture. On pourrait créer des clubs de lecture et donner du temps pour lire en classe. »

Model answer

Rendez-nous le goût de lire !

On le répète à l'envi : les jeunes ne lisent plus. Ce qui est vrai, c'est qu'ils lisent moins de livres. Ce qui est faux, c'est qu'ils ne lisent plus du tout : messages, articles, fils d'actualité, jamais ils n'ont autant déchiffré de mots. Mais ces mots, ils les survolent ; ils ne s'y arrêtent plus.

Or ce que nous perdons ainsi, c'est bien plus qu'un loisir. Un roman, c'est une heure de silence volée au vacarme du monde. C'est un effort de concentration que nul écran ne réclame. C'est surtout une porte ouverte sur d'autres vies, d'autres époques, d'autres façons de penser. Peut-être l'imagination est-elle un muscle : à force de ne plus servir, elle s'atrophie.

À qui la faute ? Pas aux jeunes seulement. Le téléphone, ce sont souvent les adultes qui le leur ont mis entre les mains ; et la lecture, ce sont eux qui l'ont transformée en corvée scolaire, avec ses fiches et ses contrôles.

Ce dont nous avons besoin, ce n'est donc pas de sermons, c'est d'occasions. Des clubs de lecture où l'on parle de livres comme on parle de séries. Un quart d'heure de lecture libre chaque jour en classe, sans note ni questionnaire. Des familles qui lisent, tout simplement, devant leurs enfants.

Encore faut-il le vouloir. Car le goût de lire ne s'impose pas : il se transmet.

  • Techniques used: cleft sentences (ce qui est vrai, c'est…; ce dont nous avons besoin, ce n'est pas… c'est…), dislocation (Le téléphone, ce sont…), inversion (Peut-être l'imagination est-elle…, Encore faut-il), anaphora (C'est…), short final sentence.

1.9 Flashcards

C'est moi qui suis responsable.

I'm the one who is responsible.

Ce qui compte, c'est…

What matters is…

Ce dont j'ai besoin, c'est de…

What I need is…

Ce à quoi je pense, c'est à…

What I'm thinking of is…

Ce n'est pas… c'est…

It's not… it's…

Peut-être a-t-il raison.

Perhaps he is right. (formal)

Aussi devons-nous agir.

We must therefore act.

Encore faut-il…

Still, one has to…

À peine était-il arrivé que…

No sooner had he arrived than…

Ainsi s'achève…

Thus ends…

mettre en relief

to highlight

un auditoire

an audience

à force de

by dint of

l'éloquence

eloquence


Unit 2: Les temps littéraires

In this unit you will read literary narrative fluently and write a short story in the literary past. Grammar: the passé simple (all conjugation groups, irregular verbs), the passé antérieur, the interplay passé simple / imparfait, and recognition of the subjonctif imparfait and plus-que-parfait.

2.1 Text: Une nouvelle

The opening of an original short story written in the classical narrative style.

Ce soir-là, le vent soufflait si fort que les volets de la vieille maison battaient contre les murs. Hélène était seule. Depuis la mort de son père, elle n'avait plus quitté le domaine, et les gens du village disaient qu'elle parlait aux arbres.

Vers minuit, on frappa à la porte. Elle hésita longtemps, puis elle prit la lampe et descendit l'escalier. Lorsqu'elle eut ouvert, elle ne vit d'abord personne. Le chemin était désert ; seule la pluie brillait sous la lune. Elle allait refermer quand elle aperçut, posée sur le seuil, une enveloppe jaunie.

Elle la ramassa, rentra et s'assit près du feu. L'écriture ne lui était pas inconnue : c'était celle de son père. Ses mains se mirent à trembler. La lettre portait une date vieille de vingt ans.

« Ma chère enfant, lut-elle, si tu tiens cette lettre, c'est que je n'ai pas eu le courage de te parler. Il faut que tu saches la vérité sur ta mère… »

Hélène lut la lettre trois fois. Quand elle eut fini, elle resta immobile un long moment. Puis elle se leva, alla jusqu'à la fenêtre et regarda la forêt. Les arbres, qu'elle croyait connaître depuis toujours, lui parurent soudain étrangers. Elle comprit que sa vie entière avait reposé sur un mensonge.

Le lendemain, à l'aube, elle fit ses bagages. Les villageois, qui la virent passer sur la route de la gare, ne surent jamais où elle allait. On raconta plus tard qu'elle était partie chercher une femme dont personne, au village, n'avait jamais prononcé le nom.

Glossary
  • un volet — a shutter
  • battre — to bang
  • le domaine — the estate
  • frapper à la porte — to knock at the door
  • apercevoir (il aperçut) — to catch sight of
  • le seuil — the doorstep
  • jauni(e) — yellowed
  • se mettre à — to begin to
  • l'aube — dawn
  • faire ses bagages — to pack
  • reposer sur — to be based on
  • un mensonge — a lie
  • prononcer — to utter
  1. Que disaient les gens du village à propos d'Hélène ?
    • qu'elle parlait aux arbres
    • qu'elle était riche
    • qu'elle allait se marier
  2. Qu'est-ce qu'Hélène trouve sur le seuil ?
    • un homme blessé
    • une lampe
    • une vieille enveloppe
  3. Qui avait écrit la lettre ?
    • sa mère
    • son père
    • un inconnu
  4. Que découvre-t-elle en lisant la lettre ?
    • que la maison va être vendue
    • que son père est vivant
    • que sa vie reposait sur un mensonge au sujet de sa mère
  5. Que fait Hélène le lendemain ?
    • Elle brûle la lettre.
    • Elle part, probablement à la recherche d'une femme.
    • Elle va voir les villageois.

2.2 Vocabulary

Literary narrative

French English
un récit, une nouvelle, un conte, un roman a narrative, a short story, a tale, a novel
le narrateur, le point de vue, l'intrigue the narrator, the point of view, the plot
l'incipit, le dénouement, un rebondissement the opening, the ending, a twist
le cadre, l'atmosphère, la tension the setting, the atmosphere, the tension
un personnage principal / secondaire a main / secondary character
un retour en arrière, une ellipse a flashback, an ellipsis (time jump)

Literary verbs and expressions: apercevoir (to glimpse), s'écrier (to exclaim), murmurer, frissonner (to shiver), se mettre à (to begin), s'éloigner (to move away), demeurer (to remain), songer (to think, to dream), tressaillir (to start, to jump), à l'aube, au crépuscule (at dawn, at dusk), soudain, tout à coup, aussitôt (at once), dès que, lorsque (when).

2.3 Grammar: the passé simple

The passé simple is the narrative past of written literature, history and fairy tales. It is the written equivalent of the passé composé for completed actions. You must recognise all its forms and be able to use the third persons (il, ils) fluently.

-er verbs (parler) most -ir / -re verbs (finir, prendre) -oir and others (vouloir, courir)
je parlai je finis je voulus
tu parlas tu finis tu voulus
il parla il finit il voulut
nous parlâmes nous finîmes nous voulûmes
vous parlâtes vous finîtes vous voulûtes
ils parlèrent ils finirent ils voulurent

Common irregular verbs (3rd person singular / plural)

Verb il / ils Verb il / ils
être fut / furent avoir eut / eurent
faire fit / firent aller alla / allèrent
venir vint / vinrent tenir tint / tinrent
voir vit / virent prendre prit / prirent
mettre mit / mirent dire dit / dirent
pouvoir put / purent savoir sut / surent
lire lut / lurent croire crut / crurent
naître naquit / naquirent mourir mourut / moururent
écrire écrivit / écrivirent vivre vécut / vécurent
recevoir reçut / reçurent apercevoir aperçut / aperçurent
paraître parut / parurent s'asseoir s'assit / s'assirent

Remarks.

  1. Passé simple + imparfait work like passé composé + imparfait: the imparfait describes (le vent soufflait), the passé simple narrates the events (on frappa à la porte).
  2. Beware of identical forms: il finit (present and passé simple), il dit, il lit (present) vs il lut (passé simple).
  3. Never mix passé simple and passé composé for narration in the same story; the passé composé can appear in dialogue.

2.4 Grammar: passé antérieur and the subjonctif imparfait

Passé antérieur: avoir / être in the passé simple + past participle. It expresses an action completed just before another in the passé simple, after quand, lorsque, dès que, après que, aussitôt que, à peine… que:

  • Lorsqu'elle eut ouvert, elle ne vit personne. — Dès qu'il fut parti, elle pleura.

Subjonctif imparfait and plus-que-parfait (recognition only): found in classical literature after a main verb in the past. Modern French replaces them with the present and past subjunctive. Only the third person singular is still met regularly:

Verb subjonctif imparfait (qu'il…) Modern equivalent
être qu'il fût qu'il soit
avoir qu'il eût qu'il ait
faire qu'il fît qu'il fasse
pouvoir qu'il pût qu'il puisse
parler qu'il parlât qu'il parle
  • Il fallait qu'elle partît. (= qu'elle parte) — Bien qu'il fût malade, il travaillait. — Il eût mieux valu se taire. (= il aurait mieux valu: plus-que-parfait used as a past conditional)

2.5 Practice

A. Identify the infinitive of these passé simple forms.

  1. il fut → {{être}}
  2. elle eut → {{avoir}}
  3. ils firent → {{faire}}
  4. il vint → {{venir}}
  5. elle naquit → {{naître}}
  6. ils vécurent → {{vivre}}
  7. il sut → {{savoir}}
  8. elle mourut → {{mourir}}
  9. ils mirent → {{mettre}}
  10. il aperçut → {{apercevoir}}

B. Put the verbs in the passé simple (3rd person).

  1. Le roi {{entra}} dans la salle. (entrer)
  2. Ils {{marchèrent}} toute la nuit. (marcher)
  3. Elle {{prit}} sa lampe et {{descendit}}. (prendre, descendre)
  4. Soudain, il {{vit}} une ombre. (voir)
  5. Les soldats {{furent}} surpris. (être)
  6. Elle {{lut}} la lettre et {{se mit}} à pleurer. (lire, se mettre)
  7. Ils {{vinrent}} le lendemain. (venir)
  8. Il {{répondit}} sans hésiter. (répondre)

C. Rewrite the story in the literary past: passé simple for events, imparfait for descriptions. (Original in the passé composé.)

Il faisait nuit. Marc {{était}} (être) fatigué. Il {{ouvrit}} (ouvrir) la porte et {{entra}} (entrer) dans la cuisine. La lumière {{était}} (être) allumée. Sur la table, il y {{avait}} (avoir) un message. Il le {{lut}} (lire), puis il {{sortit}} (sortir) en courant.

D. Passé antérieur after quand, dès que, lorsque.

  1. Quand il {{eut fini}} son repas, il sortit. (finir)
  2. Dès qu'elle {{fut partie}}, il se mit à pleurer. (partir)
  3. Lorsqu'ils {{eurent compris}}, ils éclatèrent de rire. (comprendre)
  4. Aussitôt qu'il {{fut arrivé}}, la fête commença. (arriver)

2.6 Listening

A literary podcast: Maupassant and the art of the short story.

Guy de Maupassant naquit en 1850 en Normandie et mourut à Paris en 1893, à seulement quarante-deux ans. En un peu plus de dix ans, il écrivit près de trois cents nouvelles et six romans. Élève de Flaubert, qui lui apprit à observer le réel avec une précision extrême, il devint célèbre en 1880 avec « Boule de suif », une nouvelle sur la guerre franco-prussienne. Ses récits peignent la vie des paysans normands, des petits employés parisiens et de la bourgeoisie, souvent avec une ironie cruelle. Dans « La Parure », par exemple, une jeune femme emprunte un collier de diamants pour une soirée, le perd, et passe dix ans de sa vie à travailler pour le rembourser, avant d'apprendre que le collier était faux. Maupassant excellait dans l'art de la chute : une dernière phrase qui renverse tout le récit.

  1. Combien de nouvelles Maupassant écrivit-il environ ?
    • une trentaine
    • près de trois cents
    • six
  2. Qui fut son maître ?
    • Flaubert
    • Victor Hugo
    • Zola
  3. Quelle œuvre le rendit célèbre ?
    • « La Parure »
    • un roman sur Paris
    • « Boule de suif »
  4. Quelle est la chute de « La Parure » ?
    • Le collier perdu était faux.
    • La jeune femme retrouve le collier.
    • Le mari a volé le collier.

2.7 Speaking

Read aloud like a storyteller.

  • Il était une fois un roi qui avait trois filles.
  • Ce soir-là, le vent soufflait très fort.
  • Elle prit la lampe et descendit l'escalier.
  • Lorsqu'il eut terminé, il se leva sans un mot.
  • Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
  • Il fallait qu'elle partît avant l'aube.

Your turn (2–3 minutes). Retell the story of La Lettre (section 2.1) orally, in modern spoken French (passé composé and imparfait, no passé simple), as if you were telling it to a friend. Then imagine and tell what happens next.

Model answer

Alors, c'est l'histoire d'une femme, Hélène, qui vivait seule dans une vieille maison depuis la mort de son père. Un soir de tempête, vers minuit, quelqu'un a frappé à la porte. Quand elle a ouvert, il n'y avait personne, mais elle a trouvé une vieille enveloppe sur le seuil. C'était une lettre de son père, écrite vingt ans plus tôt ! Il y disait qu'il devait lui révéler la vérité sur sa mère. Elle a compris que toute sa vie reposait sur un mensonge. Le lendemain matin, elle a fait ses valises et elle est partie. La suite ? J'imagine qu'elle a pris le train pour Marseille, où sa mère, qu'elle croyait morte, tenait une petite librairie. Elles se sont retrouvées… mais la mère avait elle aussi des secrets.

2.8 Writing

Write a short story (250–350 words) in the literary past (passé simple + imparfait, at least one passé antérieur). Start with a description of the setting, introduce a mysterious event, build tension and end with a surprising final sentence (une chute).

Model answer

Le dernier client

La librairie de monsieur Aubert fermait à dix-neuf heures, mais ce soir-là, il s'attarda. La neige tombait sur la place déserte et les réverbères dessinaient des cercles jaunes sur les pavés. Il aimait ces moments de silence, quand les livres semblaient respirer autour de lui.

Vers dix-neuf heures trente, la clochette de la porte tinta. Un vieil homme entra, couvert de neige, un chapeau noir enfoncé sur les yeux. Il ne dit pas bonjour. Il se dirigea droit vers le rayon de poésie, prit un petit volume relié de cuir et le posa sur le comptoir.

« Combien ? » demanda-t-il d'une voix rauque.

Monsieur Aubert regarda le livre et pâlit. C'était un recueil de Verlaine, l'exemplaire unique qu'il gardait depuis quarante ans et qu'il n'avait jamais mis en vente. Il était certain de l'avoir rangé, le matin même, dans le tiroir fermé à clé de son bureau.

« Ce livre n'est pas à vendre », murmura-t-il.

L'inconnu sourit, ouvrit la première page et la tourna vers lui. Sur la page de garde, une dédicace à l'encre pâlie : « À mon cher Henri, pour qu'il n'oublie jamais. » Henri, c'était le prénom du libraire.

Lorsqu'il eut relevé les yeux, le magasin était vide. La porte n'avait pas bougé ; la clochette n'avait pas sonné. Sur le sol, aucune trace de neige.

Il resta longtemps immobile, puis il ouvrit le tiroir de son bureau. Le livre de Verlaine s'y trouvait toujours, à sa place. Et sur sa page de garde, il n'y avait aucune dédicace : l'encre avait disparu, comme effacée par la main de celui qui l'avait écrite, son père, mort cinquante ans plus tôt.

2.9 Flashcards

il fut / ils furent

he was / they were (être)

il eut / ils eurent

he had / they had (avoir)

il fit / ils firent

he did / they did (faire)

il vint / ils vinrent

he came / they came (venir)

il vit / ils virent

he saw / they saw (voir)

il prit

he took (prendre)

il naquit / il mourut

he was born / he died

il vécut

he lived (vivre)

il sut

he knew, found out (savoir)

quand il eut fini

when he had finished (passé antérieur)

qu'il fût

that he be (subjonctif imparfait of être)

il eût mieux valu

it would have been better

une nouvelle

a short story

la chute

the twist ending


Unit 3: Synthèse de documents

In this unit you will learn the DALF C1 synthèse: combining several documents into one objective, structured text in your own words. Grammar and technique: reformulation, nominalisation, connectors of comparison and synthesis, avoiding repetition (pronouns, synonyms, hypernyms), and the impersonal style.

3.1 Texts: Deux documents sur la semaine scolaire

In the DALF, you read two or three documents and write a synthesis. Here are two short texts on the same topic. Read and listen to both.

Il est temps de repenser le rythme de nos enfants. En France, les élèves ont l'une des journées scolaires les plus longues d'Europe, mais aussi l'une des années les plus courtes. Résultat : des journées épuisantes, souvent de huit heures et demie à seize heures trente, suivies des devoirs à la maison, puis de longues vacances pendant lesquelles les enfants des familles modestes oublient une partie de ce qu'ils ont appris. Les chronobiologistes sont unanimes : la capacité d'attention d'un enfant est maximale en fin de matinée et chute fortement en début d'après-midi. Nous proposons donc de raccourcir les journées, de réserver les après-midi aux activités sportives et artistiques, et de réduire de deux semaines les vacances d'été. Ce n'est pas une question de confort : c'est une question d'égalité.

— Collectif de parents et d'enseignants

La réforme des rythmes scolaires de 2013, qui avait ajouté une demi-journée de classe le mercredi matin afin d'alléger les autres jours, a été largement abandonnée quelques années plus tard. Selon une enquête menée auprès des communes, l'organisation d'activités périscolaires de qualité coûtait trop cher, en particulier aux petites villes rurales, qui manquaient d'animateurs qualifiés. De nombreux parents se plaignaient aussi d'une fatigue accrue de leurs enfants en fin de semaine. Les professionnels du tourisme, quant à eux, s'opposent régulièrement à tout raccourcissement des vacances d'été, qui représentent une part essentielle de leur chiffre d'affaires. Pour beaucoup d'experts, le problème n'est pas tant la durée de la journée que son organisation : alterner les matières difficiles et les pauses compterait davantage que le nombre d'heures.

— D'après un quotidien national

Glossary
  • une tribune — an opinion piece
  • repenser — to rethink
  • épuisant(e) — exhausting
  • un(e) chronobiologiste — a chronobiologist (specialist of biological rhythms)
  • unanime — unanimous
  • raccourcir — to shorten
  • alléger — to lighten
  • les activités périscolaires — after-school activities
  • une commune — a municipality
  • un animateur — a youth worker, activity leader
  • accru(e) — increased
  • le chiffre d'affaires — turnover, revenue
  • ne pas tant… que — not so much… as
  1. Quel constat fait le document 1 sur l'école française ?
    • Les journées sont courtes et l'année longue.
    • Les journées sont longues et l'année courte.
    • Les élèves ont trop de vacances d'hiver.
  2. Que proposent les auteurs du document 1 ?
    • supprimer les devoirs
    • allonger les journées
    • des journées plus courtes et des vacances d'été réduites
  3. Pourquoi la réforme de 2013 a-t-elle été abandonnée, selon le document 2 ?
    • à cause du coût des activités et de la fatigue des enfants
    • parce que les enseignants étaient contre
    • parce que les résultats scolaires ont baissé
  4. Qui s'oppose au raccourcissement des vacances ?
    • les chronobiologistes
    • les professionnels du tourisme
    • les communes rurales
  5. Sur quel point les experts du document 2 nuancent-ils le document 1 ?
    • Les vacances sont trop courtes.
    • Le sport est inutile.
    • L'organisation de la journée compte plus que sa durée.

3.2 Vocabulary

Synthesis connectors

Function Connectors
to introduce the topic La question de… fait débat. / Les documents abordent… / Le dossier traite de…
to show agreement between documents Les deux auteurs s'accordent sur… / tous deux / de même / également / à l'instar de
to show differences En revanche, / Contrairement à… / Tandis que… / À l'inverse, / Si le premier…, le second…
to add Par ailleurs, / En outre, / De surcroît, / À cela s'ajoute…
to attribute an idea Selon… / D'après… / Pour… / Aux yeux de… / … estime / souligne / rappelle / déplore que…
to conclude En définitive, / Au total, / Il ressort de ces documents que…

Reporting verbs with nuance: affirmer, soutenir (to maintain), déplorer (to deplore), préconiser, recommander (to advocate), mettre en garde contre (to warn against), dénoncer, contester, nuancer, relativiser (to put into perspective), constater, observer, souligner, rappeler.

Education: les rythmes scolaires, l'emploi du temps, une matière, les devoirs, l'échec scolaire, les inégalités, un enseignant, l'Éducation nationale, le périscolaire, une réforme.

3.3 Technique: the DALF C1 synthesis

The rules

  1. Objectivity: no personal opinion, no "je", no examples of your own.
  2. No quotations: reformulate everything; you may keep only technical terms.
  3. Confront the documents: organise by ideas, not document by document.
  4. Structure: a title, a short introduction (topic + problem + plan), two or three parts, a short conclusion.
  5. Length: about 220 words (± 10 %) for the DALF C1.

Method

Step What to do
1. Read Identify the theme, the type of each document, the main idea of each.
2. Table Make a table: rows = ideas, columns = documents. Mark agreements and contradictions.
3. Problem Find the common question (Faut-il raccourcir la journée scolaire ?).
4. Plan Choose 2–3 parts (e.g. 1. the observations; 2. the solutions and their limits).
5. Write Reformulate, nominalise, connect. Count your words.

3.4 Grammar: reformulating and avoiding repetition

Reformulation techniques

  • Synonyms: épuisant → éreintant, harassant; raccourcir → réduire, écourter.
  • Nominalisation: on réduit les vacances → la réduction des vacances.
  • Change the grammatical structure: les communes manquaient d'animateurs → le manque d'animateurs dans les communes.
  • Antonym + negation: c'est coûteux → ce n'est pas bon marché.
  • Hypernym (more general word): parents, enseignants, chronobiologistes → les acteurs de l'éducation.

Avoiding repetition: use pronouns (le, la, en, y, celui-ci, ce dernier), le premier… le second…, l'un… l'autre…, possessives, and varied names for the authors: le collectif, les signataires, le journaliste, l'article, la tribune.

3.5 Practice

A. Reformulate with a noun (nominalisation).

  1. On a abandonné la réforme. → L'{{abandon}} de la réforme.
  2. Les enfants sont fatigués. → La {{fatigue}} des enfants.
  3. Il faut raccourcir les journées. → Le {{raccourcissement}} des journées.
  4. On organise les activités. → L'{{organisation}} des activités.
  5. Les vacances sont réduites. → La {{réduction}} des vacances.
  6. Les professionnels s'opposent au projet. → L'{{opposition}} des professionnels au projet.

B. Find a synonym (one word).

  1. épuisant → {{éreintant|harassant|exténuant}}
  2. raccourcir → {{réduire|écourter|abréger}}
  3. proposer (a solution, formal) → {{préconiser|recommander|suggérer}}
  4. regretter publiquement → {{déplorer}}
  5. important, essentiel → {{primordial|fondamental|capital|crucial}}

C. Synthesis connectors: complete.

  1. Les deux documents s'{{accordent}} sur la fatigue des élèves.
  2. {{Contrairement}} au collectif, le journaliste insiste sur le coût des réformes.
  3. {{Si}} le premier document préconise des journées plus courtes, le second en souligne les limites.
  4. À cela s'{{ajoute}} l'opposition du secteur touristique.
  5. Il {{ressort}} de ces documents que la question est autant organisationnelle que politique.

D. Replace the repeated words with a pronoun, celle-ci / ces derniers or le premier / le second.

  1. Le collectif critique le rythme scolaire et propose de modifier le rythme scolaire. → Le collectif critique le rythme scolaire et propose de {{le}} modifier.
  2. Les communes ont abandonné la réforme, car la réforme coûtait trop cher. → Les communes ont abandonné la réforme, car {{celle-ci|elle}} coûtait trop cher.
  3. Le journaliste cite des experts ; selon les experts, l'organisation compte plus que la durée. → Le journaliste cite des experts ; selon {{ces derniers|eux}}, l'organisation compte plus que la durée.
  4. Le collectif veut réduire les vacances ; le journaliste rappelle les contraintes. → Le collectif et le journaliste divergent : {{le premier}} veut réduire les vacances, {{le second}} rappelle les contraintes.

3.6 Listening

Document 3: an interview with a chronobiologist (radio).

Journaliste : Docteur, la journée de l'élève français est-elle trop longue ?

Chronobiologiste : Elle est surtout mal organisée. Nos études montrent que les enfants sont peu attentifs en tout début de matinée, entre huit heures et neuf heures, et après le déjeuner, entre treize et quinze heures. Or c'est souvent à ces moments-là qu'on place les mathématiques ou le français ! Il faudrait commencer par des activités calmes, garder les matières exigeantes pour la fin de matinée, et consacrer le début d'après-midi au sport ou à la musique.

Journaliste : Et les vacances ?

Chronobiologiste : Le rythme idéal, c'est sept semaines de cours suivies de deux semaines de repos. Les huit semaines d'été sont trop longues pour les apprentissages, mais je comprends les contraintes économiques. Six semaines seraient déjà un progrès.

  1. Selon la chronobiologiste, quel est le principal problème de la journée ?
    • son organisation
    • sa longueur
    • les devoirs
  2. Quand faudrait-il placer les matières exigeantes ?
    • très tôt le matin
    • en début d'après-midi
    • en fin de matinée
  3. Quel compromis propose-t-elle pour l'été ?
    • huit semaines
    • six semaines
    • quatre semaines

3.7 Speaking

Repeat the sentences.

  • Le dossier traite des rythmes scolaires.
  • Les deux auteurs s'accordent sur un constat.
  • En revanche, ils divergent quant aux solutions.
  • Selon la chronobiologiste, l'organisation importe davantage que la durée.
  • À cela s'ajoutent des contraintes économiques.
  • Il ressort de ces documents que le débat reste ouvert.

Oral synthesis (2 minutes). Without giving your opinion, present orally what the three documents of this unit say: the common problem, the points of agreement, the points of disagreement, and the proposed solutions. Use synthesis connectors.

Model answer

Les trois documents portent sur les rythmes scolaires en France. Tous s'accordent sur un constat : les élèves sont fatigués, car leurs journées sont longues et mal adaptées à leur rythme biologique. Le collectif de parents et la chronobiologiste préconisent donc de réorganiser la journée, en réservant l'après-midi au sport et aux arts. En revanche, l'article de presse rappelle les difficultés concrètes : la réforme de 2013 a été abandonnée en raison de son coût pour les communes et de la fatigue des enfants en fin de semaine. Quant aux vacances d'été, si le collectif souhaite les réduire de deux semaines, le secteur touristique s'y oppose ; la chronobiologiste propose un compromis de six semaines. Il ressort de ces documents que l'organisation de la journée compte au moins autant que sa durée.

3.8 Writing

Write a DALF C1 style synthesis of the three documents (about 220 words), with a title, an introduction, two parts and a conclusion. No personal opinion, no quotations.

Model answer

Repenser le temps de l'école

Les rythmes scolaires suscitent un débat récurrent en France. Trois documents — une tribune de parents et d'enseignants, un article de presse et l'entretien d'une chronobiologiste — interrogent l'organisation du temps des élèves et les moyens de l'améliorer.

Tous partagent un même constat : les enfants souffrent d'une fatigue importante. Les signataires de la tribune la jugent liée à des journées parmi les plus longues d'Europe, tandis que la spécialiste l'attribue surtout à une mauvaise répartition des activités, les matières exigeantes étant souvent placées aux moments où l'attention est la plus faible. Tous déplorent en outre la longueur des vacances d'été, préjudiciable aux apprentissages des élèves les plus modestes.

Les solutions envisagées divergent cependant. Le collectif préconise un allègement des journées et une réduction de deux semaines des congés estivaux. L'article relativise la portée de telles mesures : l'échec de la réforme de 2013, trop coûteuse pour les communes rurales, et l'hostilité du secteur touristique en montrent les limites. La chronobiologiste propose une voie intermédiaire : une réorganisation de la journée et un été ramené à six semaines.

En définitive, il ressort de ces documents que la question relève moins de la durée de l'école que de l'organisation de son temps.

(≈ 220 words)

3.9 Flashcards

s'accorder sur

to agree on

à l'instar de

like, following the example of

contrairement à

unlike

à cela s'ajoute

in addition, there is

il ressort de… que

it emerges from… that

préconiser

to advocate

déplorer

to deplore

relativiser

to put into perspective

nuancer

to qualify

ce dernier

the latter

l'un… l'autre

one… the other

les rythmes scolaires

the school timetable / rhythms

une tribune

an opinion piece

une synthèse

a synthesis


Unit 4: L'essai argumenté

In this unit you will write a structured argumentative essay (DALF C1 essai argumenté) and give a structured exposé. Grammar: advanced logical connectors, modal expressions (force est de constater que, il semblerait que, il n'en demeure pas moins que), the conditional of hearsay and attenuation, and quelque / quel que / tout … que.

4.1 Text: La culture à l'ère numérique

An essay published in a cultural review.

Jamais l'humanité n'a eu un accès aussi large à la culture. D'un simple geste, on peut écouter les symphonies de Beethoven, visiter virtuellement le Louvre ou télécharger les œuvres complètes de Victor Hugo. Faut-il pour autant se réjouir sans réserve de cette démocratisation ? Force est de constater que l'abondance ne garantit ni la curiosité ni la profondeur.

Certes, le numérique a levé des obstacles considérables. Les barrières géographiques et financières, qui excluaient naguère une grande partie de la population, se sont largement effacées : un adolescent d'un village isolé peut découvrir l'opéra aussi facilement qu'un Parisien. De surcroît, de nouvelles formes de création ont vu le jour, des podcasts aux œuvres collaboratives, offrant à des artistes inconnus une visibilité inédite.

Il n'en demeure pas moins que cet accès illimité s'accompagne d'effets pervers. Les plateformes, guidées par des algorithmes de recommandation, tendent à nous proposer ce qui ressemble à ce que nous connaissons déjà. Loin d'élargir nos horizons, elles risquent de nous enfermer dans des « bulles de goût ». Par ailleurs, la culture devient un flux : on zappe, on survole, on consomme. Selon certaines études, la durée moyenne d'écoute d'une chanson en ligne ne dépasserait pas une minute avant que l'utilisateur ne passe à la suivante.

Faut-il dès lors regretter le temps des bibliothèques et des disquaires ? Ce serait céder à une nostalgie stérile. Quelque séduisante que soit l'image du lecteur solitaire penché sur son livre, elle ne fut jamais celle de la majorité. L'enjeu n'est pas de rejeter le numérique, mais d'apprendre à s'en servir : la médiation humaine — celle des enseignants, des bibliothécaires, des critiques — reste indispensable pour transformer l'accès en véritable rencontre.

En somme, le numérique a rendu la culture disponible ; il nous appartient de la rendre vivante.

Glossary
  • à portée de clic — a click away
  • se réjouir — to rejoice, to be pleased
  • force est de constater que — one has to admit that
  • naguère — formerly, not long ago
  • s'effacer — to fade away
  • de surcroît — moreover
  • voir le jour — to come into being
  • inédit(e) — unprecedented
  • il n'en demeure pas moins que — the fact remains that
  • un effet pervers — an unintended negative effect
  • survoler — to skim
  • un disquaire — a record shop
  • céder à — to give in to
  • l'enjeu — what is at stake
  • il nous appartient de — it is up to us to
  1. Quelle est la problématique de l'essai ?
    • Le numérique va-t-il remplacer les musées ?
    • Faut-il se réjouir sans réserve de l'accès numérique à la culture ?
    • Les jeunes lisent-ils moins qu'avant ?
  2. Quel avantage du numérique l'auteur reconnaît-il ?
    • la disparition des barrières géographiques et financières
    • la baisse du prix des concerts
    • la fin des algorithmes
  3. Quel effet pervers des plateformes est évoqué ?
    • Elles coûtent trop cher.
    • Elles censurent les artistes.
    • Elles nous enferment dans des « bulles de goût ».
  4. Pourquoi l'auteur refuse-t-il la nostalgie ?
    • Le lecteur solitaire n'a jamais représenté la majorité.
    • Les bibliothèques sont toujours pleines.
    • Les disquaires étaient trop chers.
  5. Quelle solution l'auteur propose-t-il ?
    • interdire les algorithmes
    • revenir aux livres papier
    • renforcer la médiation humaine

4.2 Vocabulary

Modal and argumentative expressions (C1)

French English
Force est de constater que… One has to admit that…
Il n'en demeure pas moins que… / Il n'en reste pas moins que… The fact remains that…
Il va sans dire que… It goes without saying that…
Nul ne saurait nier que… No one could deny that…
On ne saurait réduire… à… One could not reduce… to…
Il convient de… It is appropriate to…
Il semblerait que… / Il apparaît que… It would seem that… / It appears that…
Dans cette optique, … / Dans cette perspective, … With this in mind…
Faut-il pour autant… ? Does that mean we should…?
Loin de…, … / Bien loin de… Far from…
Dès lors, … / De ce fait, … Consequently…
En somme / En définitive / Somme toute All in all

Culture: la démocratisation culturelle, une œuvre, un chef-d'œuvre, le patrimoine (heritage), la médiation culturelle, une exposition, une plateforme de diffusion, les droits d'auteur, la création, un mécène (patron), élitiste, accessible.

4.3 Grammar: the conditional of attenuation and hearsay

  • Hearsay (unverified information): Selon certaines études, la durée d'écoute ne dépasserait pas une minute. — Le musée aurait reçu un million de visiteurs.
  • Attenuation / politeness in argument: Il semblerait que… — On pourrait objecter que… — Je dirais plutôt que… — Il conviendrait de nuancer.
  • Hypothetical objection: Certains diront / objecteront que… (future) or On pourrait m'objecter que…

4.4 Grammar: quelque, quel que, tout … que, si … que

Structure Meaning Example
quel(le)(s) que + être (subj.) whatever (+ noun) Quelles que soient les difficultés, …
quelque + noun + que (subj.) whatever (formal) Quelques efforts que vous fassiez, …
quelque + adjective + que (subj.) however (formal, invariable) Quelque séduisante que soit cette image, …
si / aussi + adjective + que (subj.) however *Si séduisante **qu'*elle soit, …
tout + adjective + que (indicative) however, although *Tout séduisante **qu'*elle est, …
quoi que (subj.) whatever (pronoun) ***Quoi qu'*on dise, …

Note: quelque is invariable before an adjective (= si) but agrees before a noun (quelques efforts). Quel que agrees with the subject of être.

4.5 Practice

A. Complete with a C1 expression.

  1. {{Force}} est de constater que les inégalités persistent.
  2. Il n'en {{demeure|reste}} pas moins que la question reste ouverte.
  3. Il va {{sans}} dire que ce projet demande des moyens.
  4. Nul ne {{saurait}} nier l'importance du patrimoine.
  5. Faut-il pour {{autant}} renoncer au progrès ?
  6. Il {{convient}} de distinguer deux cas.
  7. Il nous {{appartient}} de protéger cette œuvre.

B. Conditional of hearsay: report these facts as unconfirmed.

  1. Le musée a reçu un million de visiteurs. → Le musée {{aurait reçu}} un million de visiteurs.
  2. Le tableau vaut cent millions d'euros. → Le tableau {{vaudrait}} cent millions d'euros.
  3. L'écrivain prépare un nouveau roman. → L'écrivain {{préparerait}} un nouveau roman.
  4. Les ventes de livres ont augmenté. → Les ventes de livres {{auraient augmenté}}.

C. Complete with quel(le)(s) que, quelque, quoi que, si or tout.

  1. {{Quelles que}} soient vos raisons, vous auriez dû prévenir.
  2. {{Quoi qu'}}on en dise, ce film est un chef-d'œuvre.
  3. {{Quelque|Si}} brillants que soient ses arguments, ils ne m'ont pas convaincu.
  4. {{Tout}} intelligent qu'il est, il commet des erreurs.
  5. {{Quel que}} soit le prix, je veux ce billet.
  6. {{Quelques}} efforts qu'il fasse, il n'y arrive pas.

D. Advanced connectors: choose de surcroît, dès lors, loin de, somme toute, naguère, certes.

  1. {{Certes}}, le numérique facilite l'accès ; mais il ne suffit pas.
  2. Ce projet est coûteux et, {{de surcroît}}, inutile.
  3. {{Loin d'}}élargir nos horizons, les algorithmes les rétrécissent.
  4. Les ressources sont limitées ; {{dès lors}}, il faut faire des choix.
  5. Ce quartier, {{naguère}} populaire, est devenu très chic.
  6. {{Somme toute}}, le bilan est plutôt positif.

4.6 Listening

How to give a structured exposé (DALF C1 oral): advice from a teacher.

Pour l'épreuve orale du DALF C1, vous disposez d'une heure de préparation à partir d'un dossier de documents. Vous devez ensuite présenter un exposé de huit à dix minutes, puis débattre avec le jury. L'erreur la plus fréquente consiste à résumer les documents les uns après les autres : ce n'est pas ce qu'on attend de vous. On attend une réflexion personnelle, organisée autour d'une problématique. Votre introduction doit comporter une accroche, la présentation du thème, la problématique sous forme de question, et l'annonce du plan. Ensuite, deux ou trois parties, chacune avec une idée directrice et des exemples. Soignez les transitions : « Après avoir montré que…, nous verrons que… ». Enfin, votre conclusion doit répondre clairement à la question posée et proposer une ouverture. Et surtout, ne lisez pas vos notes : regardez le jury !

  1. Combien de temps dure l'exposé ?
    • une heure
    • trois à cinq minutes
    • huit à dix minutes
  2. Quelle est l'erreur la plus fréquente ?
    • résumer les documents les uns après les autres
    • parler trop vite
    • donner son opinion
  3. Que doit contenir l'introduction ?
    • un résumé de chaque document
    • une accroche, le thème, la problématique et le plan
    • la conclusion
  4. Quel est le dernier conseil ?
    • écrire tout son texte
    • parler très fort
    • ne pas lire ses notes et regarder le jury

4.7 Speaking

Repeat the sentences.

  • Nous verrons dans un premier temps que…, puis nous nous demanderons si…
  • Après avoir montré que…, il convient de nuancer ce constat.
  • On pourrait m'objecter que cette solution est coûteuse.
  • Force est de reconnaître que la situation est complexe.
  • Pour conclure, je dirais que la question reste ouverte.
  • Reste à savoir si les pouvoirs publics s'en donneront les moyens.

DALF C1 style exposé (8 minutes). Subject: « Les musées devraient-ils être gratuits pour tous ? » Prepare an introduction (hook, theme, problem, plan), two parts with examples, transitions and a conclusion with an opening. Record yourself and check: Did you announce the plan? Did you answer the question?

Model answer

Chaque premier dimanche du mois, les files d'attente s'allongent devant le Louvre : ce jour-là, l'entrée est gratuite. Ce succès pose une question : faudrait-il rendre les musées gratuits pour tous, tous les jours ? Nous verrons d'abord que la gratuité favoriserait l'accès à la culture, avant de montrer qu'elle ne suffit pas à démocratiser les musées et qu'elle soulève des difficultés de financement. — Dans un premier temps, la gratuité lève un obstacle réel. Pour une famille modeste, quarante euros pour quatre entrées représentent un budget. Au Royaume-Uni, où les grands musées nationaux sont gratuits depuis 2001, la fréquentation a fortement augmenté. — Après avoir montré ses avantages, il convient cependant de nuancer. Les études montrent que les publics des journées gratuites sont souvent… les mêmes que d'habitude : le prix n'est pas le seul obstacle. Le sentiment que « le musée n'est pas pour moi » compte davantage. Par ailleurs, la gratuité priverait les musées de ressources essentielles. — En définitive, la gratuité est utile, mais elle doit s'accompagner d'une véritable médiation : ateliers, visites guidées, partenariats avec les écoles. Reste à savoir qui financera cet effort.

4.8 Writing

DALF C1 style argumentative essay (250 words minimum). « Les réseaux sociaux ont-ils rendu le débat public plus démocratique ? » Introduction with a problem and a plan, two developed parts with examples, a nuanced conclusion. Use at least five C1 expressions and one structure of the type quelque / si … que.

Model answer

En 2011, les révolutions arabes furent qualifiées de « révolutions Facebook ». Depuis, les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la vie politique. Ont-ils pour autant rendu le débat public plus démocratique ? Nous verrons qu'ils ont indéniablement élargi la parole, avant de montrer qu'ils en ont aussi dégradé la qualité.

Nul ne saurait nier que les réseaux sociaux ont donné une voix à ceux qui en étaient privés. Naguère réservé aux journalistes et aux responsables politiques, l'accès à l'espace public est désormais ouvert à tout citoyen disposant d'un téléphone. Des mouvements comme #MeToo ont ainsi permis de faire émerger des réalités longtemps passées sous silence. De surcroît, les élus sont aujourd'hui directement interpellés par leurs électeurs.

Il n'en demeure pas moins que cette ouverture a un prix. Loin de favoriser l'échange, les algorithmes privilégient les contenus qui suscitent l'indignation, si bien que les positions se radicalisent. Les fausses informations, quant à elles, circulent plus vite que leurs démentis. Quelque libre que soit cette parole, elle se réduit souvent à des slogans de quelques mots, peu propices à la nuance qu'exige tout véritable débat.

En définitive, force est de constater que les réseaux sociaux ont démocratisé l'accès à la parole sans démocratiser pour autant la délibération. Il nous appartient, citoyens, éducateurs et législateurs, de réguler ces espaces afin qu'ils redeviennent des lieux d'échange plutôt que d'affrontement. Reste à savoir si les plateformes, dont le modèle économique repose sur l'attention, y consentiront.

4.9 Flashcards

force est de constater que

one has to admit that

il n'en demeure pas moins que

the fact remains that

il va sans dire que

it goes without saying that

nul ne saurait nier que

no one could deny that

il convient de

it is appropriate to

faut-il pour autant… ?

does that mean we should…?

loin de

far from

de surcroît

moreover

dès lors

consequently, from then on

naguère

formerly

il nous appartient de

it is up to us to

quelque séduisante que soit…

however attractive… may be

reste à savoir si

it remains to be seen whether

l'enjeu

what is at stake


Unit 5: Nuances du lexique

In this unit you will choose the precise word: replace "passe-partout" verbs (faire, dire, mettre, avoir, il y a), master collocations, avoid the classic false friends of English speakers, and use verbs with the right preposition. Explaining a complex topic clearly to a non-specialist is the speaking goal.

5.1 Text: Le mot juste

A writer's column about precision in language.

Flaubert passait parfois une semaine entière sur une seule page, à la recherche de ce qu'il appelait « le mot juste ». Nous n'avons pas tous cette patience, mais nous aurions tort de mépriser son exigence. Car le mot vague n'est pas seulement pauvre : il est souvent trompeur.

Prenez le verbe « faire ». On fait un gâteau, on fait du sport, on fait une erreur, on fait peur, on fait la queue. Commode, il est vrai. Mais comparez « il a fait une maison » et « il a bâti une maison », « elle a fait un livre » et « elle a rédigé un livre ». Le second verbe nous renseigne sur la nature de l'action ; le premier se contente de la signaler. De même, « dire » efface toutes les nuances de la parole : on peut affirmer, prétendre, avouer, insinuer, objecter, rétorquer. Chacun de ces verbes porte un jugement sur ce qui est dit, et parfois sur celui qui le dit.

La précision tient aussi aux associations de mots, que les linguistes nomment collocations. On ne « fait » pas une décision : on la prend. On ne « donne » pas une question : on la pose. On ne « gagne » pas un examen : on le réussit. Ces combinaisons ne s'expliquent par aucune logique ; elles s'apprennent, comme on apprend les visages.

Reste le piège des faux amis, redoutable pour les anglophones. « Actuellement » ne signifie pas « actually », mais « en ce moment ». Une personne « éventuellement » présente ne l'est que peut-être. Et celui qui se dit « excité » à l'idée d'un rendez-vous risque d'être mal compris.

Choisir le mot juste, ce n'est pas faire preuve de pédanterie. C'est respecter son lecteur, et respecter la réalité.

Glossary
  • mépriser — to despise, to scorn
  • l'exigence — high standards, demand
  • trompeur, trompeuse — misleading
  • commode — handy, convenient
  • bâtir — to build
  • rédiger — to write, to draft
  • prétendre — to claim
  • avouer — to confess
  • insinuer — to insinuate
  • rétorquer — to retort
  • une collocation — a collocation, a natural word combination
  • redoutable — formidable, fearsome
  • éventuellement — possibly (not "eventually")
  • la pédanterie — pedantry
  1. Pourquoi l'auteur cite-t-il Flaubert ?
    • pour parler de ses romans
    • pour critiquer sa lenteur
    • pour illustrer l'exigence du mot juste
  2. Quel reproche fait-il au verbe « faire » ?
    • Il se contente de signaler l'action sans la préciser.
    • Il est trop familier.
    • Il est difficile à conjuguer.
  3. Qu'est-ce qu'une collocation ?
    • un faux ami
    • une association habituelle de mots
    • un synonyme
  4. Que signifie « actuellement » ?
    • en réalité
    • en ce moment
    • finalement
  5. Selon l'auteur, choisir le mot juste, c'est :
    • respecter son lecteur et la réalité
    • faire preuve de pédanterie
    • copier les grands écrivains

5.2 Vocabulary

Replacing passe-partout verbs

Vague More precise
faire un gâteau / une maison / un rapport préparer / construire, bâtir / rédiger
faire un effort / une erreur / un voyage fournir / commettre / effectuer, entreprendre
dire affirmer, déclarer, prétendre, avouer, révéler, objecter, rétorquer, souligner
mettre placer, poser, ranger, ajouter, introduire, enfiler (un vêtement), consacrer (du temps)
avoir posséder, obtenir, éprouver (un sentiment), présenter (un avantage), disposer de
il y a se trouver, exister, figurer, régner (un silence règne), se dresser (une tour se dresse)
voir apercevoir, observer, contempler, constater, remarquer
donner offrir, accorder, fournir, attribuer, remettre

Collocations

French English
prendre une décision, poser une question, émettre une hypothèse to make a decision, to ask a question, to put forward a hypothesis
réussir un examen, passer un examen, échouer à un examen to pass, to take, to fail an exam
tenir une promesse, tenir compte de, tenir tête à to keep a promise, to take into account, to stand up to
porter plainte, porter atteinte à to file a complaint, to undermine
mener une enquête, une vie tranquille to carry out an investigation, to lead a quiet life
nouer des liens, lever un doute, dresser un bilan to form ties, to remove a doubt, to take stock
une pluie battante, un froid de canard pouring rain, freezing cold
une peur bleue, une colère noire, une nuit blanche a terrible fright, a towering rage, a sleepless night

False friends

French Means Not
actuellement currently actually (= en fait)
éventuellement possibly eventually (= finalement)
une librairie a bookshop a library (= une bibliothèque)
sensible sensitive sensible (= raisonnable)
assister à to attend to assist (= aider)
rester to stay to rest (= se reposer)
excité(e) aroused, overexcited excited (= impatient, enthousiaste)
une déception a disappointment a deception (= une tromperie)
un préservatif a condom a preservative (= un conservateur)
la monnaie change, currency money (= l'argent)
formidable great, terrific formidable (= redoutable)
décevoir to disappoint to deceive (= tromper)

5.3 Grammar: verbs and their prepositions

Many verbs change meaning with their preposition, or take a different preposition from English.

Verb Construction Example
penser à / penser de think about / opinion of Je pense à toi. Que penses-tu de ce film ?
manquer à / manquer de to be missed by / to lack Tu me manques. (I miss you) Il manque de patience.
jouer à / jouer de game / instrument jouer aux échecs, jouer du violon
tenir à / tenir de to be attached to, insist / to take after Je tiens à ce livre. Il tient de son père.
se servir de to use Je me sers de ce logiciel.
se souvenir de / se rappeler qqch to remember Je me souviens de lui. Je me rappelle cette date. (no de)
s'attendre à to expect Je ne m'attendais pas à ça.
dépendre de, profiter de, se méfier de depend on, take advantage of, be wary of Ça dépend de toi.
chercher, attendre, écouter, regarder, demander + direct object look for, wait for, listen to, look at, ask for J'attends le bus. (no pour)
obéir à, plaire à, ressembler à, nuire à, renoncer à obey, please, resemble, harm, give up Il ressemble à sa mère.

5.4 Practice

A. Replace faire with a more precise verb.

  1. faire une erreur → {{commettre}} une erreur
  2. faire un rapport (write) → {{rédiger}} un rapport
  3. faire un effort → {{fournir}} un effort
  4. faire une maison → {{construire|bâtir}} une maison
  5. faire un voyage (formal) → {{effectuer|entreprendre}} un voyage
  6. faire une enquête → {{mener}} une enquête

B. Collocations: complete with the right verb.

  1. Il faut {{prendre}} une décision rapidement.
  2. Puis-je vous {{poser}} une question ?
  3. Elle a {{réussi}} son examen avec mention.
  4. Il n'a jamais {{tenu}} ses promesses.
  5. La victime a {{porté}} plainte.
  6. Il est temps de {{dresser}} un bilan.
  7. Les chercheurs ont {{émis}} une hypothèse.

C. Avoid the false friend: choose the right French word.

  1. Actually, I disagree. → {{En fait}}, je ne suis pas d'accord.
  2. Eventually, he left. → {{Finalement}}, il est parti.
  3. I borrowed it from the library. → Je l'ai emprunté à la {{bibliothèque}}.
  4. She is very sensible. → Elle est très {{raisonnable}}.
  5. I'm so excited about the trip! → J'ai {{hâte}} de partir en voyage !
  6. I attended the conference. → J'ai {{assisté}} à la conférence.

D. Complete with the right preposition (à, de, au, du) or nothing (–).

  1. Mon pays me manque : je pense souvent {{à}} ma famille.
  2. Que penses-tu {{de}} mon idée ?
  3. Il ressemble beaucoup {{à}} son grand-père.
  4. Je me souviens très bien {{de}} ce jour.
  5. Il joue {{du}} piano depuis l'enfance.
  6. Je ne m'attendais pas {{à}} une telle réaction.
  7. Tu peux te servir {{de}} mon ordinateur.

5.5 Listening

A science communicator explains a complex topic simply.

Imaginez une île où il n'existe que dix pommes et dix pièces de monnaie. Chaque pomme coûte donc une pièce. Un jour, le roi de l'île décide de fabriquer dix pièces de plus et de les distribuer. Il y a maintenant vingt pièces, mais toujours dix pommes. Que se passe-t-il ? Les habitants, plus riches en apparence, veulent tous acheter des pommes ; le marchand, constatant la demande, augmente ses prix : une pomme coûte désormais deux pièces. Voilà, en résumé, ce qu'est l'inflation : une hausse générale des prix qui diminue la valeur de la monnaie. Avec la même somme, on achète moins de choses. Bien sûr, dans la réalité, d'autres facteurs interviennent : le prix de l'énergie, les salaires, les difficultés de production. Mais l'image des pommes permet de saisir l'essentiel.

  1. Que fait le roi de l'île ?
    • Il plante plus de pommiers.
    • Il fabrique et distribue de nouvelles pièces.
    • Il interdit la vente de pommes.
  2. Pourquoi le prix des pommes augmente-t-il ?
    • Les pommes sont plus grosses.
    • Le marchand est malhonnête.
    • Il y a plus de monnaie pour le même nombre de pommes.
  3. Quelle est la définition de l'inflation donnée ?
    • une hausse générale des prix qui diminue la valeur de la monnaie
    • une baisse des salaires
    • une augmentation de la production

5.6 Speaking

Repeat the sentences.

  • Il est temps de prendre une décision.
  • Elle a rétorqué qu'il n'en était rien.
  • Tu me manques énormément.
  • Je ne m'attendais pas à une telle réponse.
  • Actuellement, je prépare un concours.
  • Il a passé une nuit blanche à rédiger son rapport.

Your turn (3 minutes). Explain a complex topic from your field (or one you know well) to a 12-year-old: use an image or a comparison, avoid jargon, define the one or two technical terms you need, and use precise verbs instead of faire, dire, mettre, il y a.

Model answer

Je vais t'expliquer ce qu'est un algorithme. Imagine que tu prépares un gâteau au chocolat : tu suis une recette. D'abord, tu préchauffes le four ; ensuite, tu mélanges la farine et les œufs ; enfin, tu verses la pâte dans un moule. Un algorithme, c'est exactement cela : une suite d'instructions précises, dans un ordre précis, qui permet d'obtenir un résultat. La seule différence, c'est que celui qui exécute la recette n'est pas un cuisinier, mais un ordinateur. Quand une application te propose une vidéo, elle applique un algorithme : elle observe ce que tu as regardé, compare tes goûts à ceux d'autres utilisateurs et sélectionne ce qui risque de te plaire. Ce n'est pas magique, c'est une recette… simplement très longue.

5.7 Writing

Rewrite this vague text (about 120 words) into a precise, rich text of 250–300 words, replacing every faire, dire, mettre, avoir, il y a, chose and adding precise collocations. « Il y a une grande chose qui se passe dans notre ville. Le maire a dit qu'il va faire un nouveau parc. Il y aura des arbres et des jeux. Les gens ont des avis différents. Certains disent que c'est une bonne chose parce qu'il n'y a pas assez d'espaces verts. D'autres disent que ça va faire des problèmes de stationnement, parce qu'on va mettre le parc à la place d'un parking. Le maire a dit qu'il va faire une réunion pour que les gens disent ce qu'ils pensent. Il y aura une décision en mars. »

Model answer

Un parc à la place d'un parking : la ville divisée

Un projet d'envergure agite actuellement notre ville. Lors du dernier conseil municipal, le maire a annoncé la création d'un parc de deux hectares en plein centre-ville. Une centaine d'arbres y seraient plantés et une aire de jeux aménagée pour les enfants.

L'initiative suscite des réactions contrastées. Ses partisans soulignent que les quartiers centraux souffrent d'un cruel manque d'espaces verts : en été, la chaleur y devient étouffante et les familles ne disposent d'aucun lieu ombragé où se détendre. Selon eux, ce poumon vert améliorerait sensiblement la qualité de vie et contribuerait à rafraîchir l'atmosphère lors des canicules.

Ses détracteurs, en revanche, dénoncent les conséquences qu'entraînerait la disparition du parking actuel, sur l'emplacement duquel le parc serait aménagé. Les commerçants redoutent une baisse de leur chiffre d'affaires, tandis que de nombreux riverains prédisent d'inextricables difficultés de stationnement.

Conscient de ces inquiétudes, le maire s'est engagé à organiser une consultation publique afin que chaque habitant puisse exprimer son point de vue. Plusieurs réunions de quartier se tiendront dans les semaines à venir, et un registre sera mis à la disposition des citoyens en mairie.

La décision définitive sera prise en mars. D'ici là, le débat promet d'être animé.

  • Replacements: il y a une grande chose → un projet d'envergure agite; a dit → a annoncé, soulignent, dénoncent, redoutent, prédisent; faire un parc → la création d'un parc; faire des problèmes → les conséquences qu'entraînerait; faire une réunion → organiser une consultation; dire ce qu'ils pensent → exprimer son point de vue.

5.8 Flashcards

commettre une erreur

to make a mistake

rédiger

to write, to draft

fournir un effort

to make an effort

prendre une décision

to make a decision

émettre une hypothèse

to put forward a hypothesis

tenir compte de

to take into account

dresser un bilan

to take stock

rétorquer

to retort

actuellement

currently (not "actually")

éventuellement

possibly (not "eventually")

sensible

sensitive (not "sensible")

Tu me manques.

I miss you.

s'attendre à

to expect

tenir de quelqu'un

to take after someone


Unit 6: Les registres et la francophonie

In this unit you will understand fast, colloquial spoken French and the French of the wider francophone world (Quebec, Belgium, Switzerland, West and North Africa). Grammar and usage: the grammar of spoken French (dropped ne, on for nous, ça, questions without inversion, quoi, genre), verlan, common slang, and regional variants.

6.1 Text: Une langue, des accents

A radio documentary about the many faces of French.

Aujourd'hui, plus de trois cents millions de personnes parlent français sur les cinq continents, et la majorité d'entre elles ne vivent pas en France. Selon les projections, l'Afrique pourrait même rassembler, d'ici quelques décennies, plus de la moitié des francophones de la planète. Le français n'appartient donc pas à la France : il appartient à tous ceux qui le parlent.

Cette diversité s'entend d'abord dans les accents, mais elle se lit aussi dans le vocabulaire. À Montréal, on ne fait pas ses courses le week-end, on fait son « magasinage » la fin de semaine ; on ne se gare pas sur un parking, mais dans un « stationnement ». Les Québécois, très attachés à la défense de leur langue face à l'anglais, disent « courriel » pour « e-mail » et « clavarder » pour « chatter ».

À Bruxelles comme à Genève, on compte autrement : soixante-dix se dit « septante » et quatre-vingt-dix « nonante » ; les Suisses ajoutent souvent « huitante » pour quatre-vingts. Un Belge vous proposera peut-être de prendre « le dîner » à midi et « le souper » le soir, comme on le faisait autrefois en France.

En Afrique de l'Ouest, le français s'est enrichi de mots nouveaux : à Abidjan, on « s'enjaille » quand on s'amuse, et un « maquis » est un petit restaurant populaire. Au Sénégal, on peut « droper » un ami, c'est-à-dire le déposer quelque part. Au Maghreb, l'arabe et le français se mêlent dans la même phrase avec un naturel étonnant.

Faut-il voir dans ces variations une menace pour la langue ? Les linguistes répondent unanimement : non. Une langue vivante change ; seules les langues mortes restent immobiles. La richesse du français, c'est précisément cette pluralité.

Glossary
  • une projection — a forecast
  • une décennie — a decade
  • le magasinage (Québec) — shopping
  • la fin de semaine (Québec) — the weekend
  • le stationnement (Québec) — car park, parking
  • un courriel — an email
  • clavarder (Québec) — to chat online
  • septante, huitante, nonante — 70, 80, 90 (Belgium, Switzerland)
  • le dîner / le souper (Belgium, Switzerland, Québec) — lunch / dinner
  • s'enjailler (Côte d'Ivoire) — to have fun
  • un maquis (West Africa) — a popular open-air restaurant
  • droper (Senegal) — to drop someone off
  • se mêler — to mix
  1. Où vit la majorité des francophones ?
    • en France
    • hors de France
    • au Québec
  2. Comment dit-on « faire du shopping » au Québec ?
    • faire du clavardage
    • faire du stationnement
    • faire du magasinage
  3. Que signifie « septante » ?
    • soixante-dix
    • sept cents
    • quatre-vingts
  4. Que fait-on dans un « maquis » à Abidjan ?
    • on se cache
    • on mange
    • on travaille
  5. Quelle est la position des linguistes sur ces variations ?
    • Elles menacent la langue.
    • Il faut les corriger.
    • Elles montrent qu'une langue vivante change.

6.2 Vocabulary

Common slang (argot) and familiar words

Familiar Standard English
un mec, une meuf, un pote un homme, une femme, un ami a guy, a girl, a mate
le fric, la thune, le pognon l'argent money
bosser, le taf travailler, le travail to work, work
kiffer aimer beaucoup to love
galérer, une galère avoir du mal, une difficulté to struggle, a hassle
se planter se tromper, échouer to get it wrong
flipper, avoir la trouille avoir peur to freak out, to be scared
c'est relou, ça me saoule c'est pénible, ça m'agace it's annoying
grave, trop très really, so
ouf fou, incroyable crazy (verlan of fou)

Verlan (syllables inverted, l'envers → verlan): fou → ouf, louche → chelou (weird), lourd → relou (annoying), femme → meuf, flic → keuf (cop), fête → teuf (party), bizarre → zarbi, laisse tomber → laisse béton (dated), mère → reum.

Regional variants

France Québec Belgium / Switzerland English
le petit-déjeuner le déjeuner le déjeuner breakfast
le déjeuner le dîner le dîner lunch
le dîner le souper le souper dinner
une voiture un char une voiture a car
le week-end la fin de semaine le week-end the weekend
un portable un cellulaire un GSM (Belgium), un natel (Switzerland) a mobile phone
une serpillière une moppe une loque (Belgium), une panosse (Switzerland) a mop
C'est bien. C'est le fun ! C'est chouette. (Belgium) It's great

6.3 Grammar: the grammar of spoken French

Feature Written / standard Spoken / familiar
Negation Je ne sais pas. Je sais pas. / J'sais pas. ("chais pas")
On for nous Nous partons. On part.
Ça for cela Cela me plaît. Ça me plaît.
Questions Où vas-tu ? Tu vas où ? / Où tu vas ? / C'est quoi, ce truc ?
Elision Tu as vu ? Il y a… T'as vu ? Y a…
Dislocation Mon frère est malade. Mon frère, il est malade.
Fillers — ben, bah, euh, du coup, en fait, genre, quoi, tu vois, voilà
Il y a + qui Quelqu'un a appelé. Y a quelqu'un qui a appelé.

Du coup (so, as a result) and genre (like) are overused by young speakers: Du coup, on est partis. — Il était genre super énervé. Quoi at the end of a sentence emphasises or concludes: C'est super, quoi.

6.4 Practice

A. Translate the familiar or slang word into standard French.

  1. J'ai plus de thune. → Je n'ai plus d'{{argent}}.
  2. C'est un pote. → C'est un {{ami}}.
  3. Je kiffe ce film. → J'{{adore|aime beaucoup}} ce film.
  4. Il est chelou, ce mec. → Il est {{bizarre|louche}}, cet homme.
  5. J'ai flippé. → J'ai eu {{peur}}.
  6. On a galéré pour trouver la salle. → Nous avons eu du {{mal}} à trouver la salle.
  7. C'était ouf ! → C'était {{incroyable|fou}} !

B. Verlan: give the original word.

  1. ouf → {{fou}}
  2. relou → {{lourd}}
  3. meuf → {{femme}}
  4. teuf → {{fête}}
  5. zarbi → {{bizarre}}

C. Rewrite in standard written French.

  1. Chais pas où il est. → Je {{ne sais pas}} où il est.
  2. T'as vu Marie ? → {{As-tu}} vu Marie ?
  3. On y va quand ? → Quand {{y allons-nous}} ?
  4. Y a personne qui m'a prévenu. → {{Personne ne}} m'a prévenu.
  5. C'est quoi, ton nom ? → Quel {{est}} ton nom ?

D. Regional variants: give the word used in France.

  1. Au Québec, je fais mon magasinage. → En France, je fais du {{shopping}}.
  2. En Belgique, quatre-vingt-dix se dit nonante. Et septante = {{soixante-dix}}.
  3. À Montréal, on soupe à 18 heures. → En France, on {{dîne}}.
  4. Au Québec, j'envoie un courriel. → Un {{e-mail|mail|courriel}}.
  5. En Suisse, mon natel sonne. → Mon {{portable|téléphone}} sonne.

6.5 Listening

A fast, informal conversation between two young Parisians. Listen several times.

Inès : Allô ? Ouais, c'est moi. Bah t'es où, là ?

Sami : Chuis dans le métro, j'arrive dans dix minutes, grave désolé.

Inès : Sérieux ? Ça fait une demi-heure que j'attends, c'est relou, quoi.

Sami : Je sais, je sais. Y a eu un problème sur la ligne, du coup on a été bloqués genre vingt minutes. C'était ouf, les gens pétaient un câble.

Inès : Bon, laisse tomber. Tu veux qu'on se retrouve direct au ciné ?

Sami : Ouais, carrément. Prends les places si tu veux, je te rembourse. Je te dois déjà de la thune, en plus…

Inès : T'inquiète, on verra ça plus tard. Allez, bouge-toi !

  1. Pourquoi Sami est-il en retard ?
    • Il s'est réveillé tard.
    • Il a oublié le rendez-vous.
    • Le métro a été bloqué à cause d'un problème sur la ligne.
  2. Depuis combien de temps Inès attend-elle ?
    • une demi-heure
    • dix minutes
    • vingt minutes
  3. Que signifie « les gens pétaient un câble » ?
    • Les gens dormaient.
    • Les gens s'énervaient.
    • Les gens téléphonaient.
  4. Où vont-ils se retrouver ?
    • directement au cinéma
    • à la station de métro
    • chez Inès

6.6 Speaking

Repeat in a natural, relaxed way.

  • T'inquiète, c'est pas grave.
  • Du coup, on fait quoi ce soir ?
  • J'ai trop galéré pour trouver un appart.
  • C'était ouf, franchement !
  • Laisse tomber, ça vaut pas le coup.
  • Bon, ben, on se capte demain, quoi.

Role-play (2–3 minutes). Play an informal phone conversation between two friends organising a last-minute evening out: one is late, there is a problem, they change plans. Use at least eight features of spoken French (dropped ne, on, ça, du coup, slang, verlan…). Then repeat the main information in formal French, as if you were writing an email.

Model answer

— Allô, Léo ? T'es où ? — Chuis encore au taf, j'ai un dossier relou à finir. — Sérieux ? Le concert commence à neuf heures ! — Je sais, je sais. Du coup, on se retrouve direct là-bas ? — Ouais, mais y a plus de places en ligne, faut les acheter sur place. — Ah, la galère… Bon, t'inquiète, j'arrive vers huit heures et demie. On mange un truc avant ? — Grave, j'ai la dalle. — Ça marche, à toute !

Version formelle : Bonjour Léo, je constate que tu es retenu au travail par un dossier urgent. Je te propose donc que nous nous retrouvions directement devant la salle de concert vers vingt heures trente. Les billets n'étant plus disponibles en ligne, nous les achèterons sur place. Nous pourrions dîner rapidement avant le spectacle.

6.7 Writing

Transcribe the dialogue in 6.5 into a formal narrative (250–320 words), written in standard French, as an extract from a novel (third person, past tenses), then add a short paragraph explaining five features of the spoken original that you changed.

Model answer

Inès attendait devant l'entrée du cinéma depuis une demi-heure lorsque son téléphone sonna enfin. C'était Sami.

« Où es-tu ? » demanda-t-elle, sans chercher à dissimuler son agacement.

Le jeune homme lui expliqua qu'il se trouvait encore dans le métro et qu'il arriverait dans une dizaine de minutes. Il se confondit en excuses : un incident technique avait immobilisé la rame pendant près de vingt minutes, et les voyageurs, exaspérés, avaient fini par perdre leur sang-froid. La scène, à l'entendre, avait été incroyable.

Inès soupira. Elle trouvait la situation pénible, mais elle n'avait aucune envie de se disputer. Elle lui proposa donc de le retrouver directement dans la salle. Sami accepta avec soulagement et la pria d'acheter les billets, promettant de la rembourser. Il ajouta, un peu gêné, qu'il lui devait déjà de l'argent.

« Ne t'inquiète pas, répondit-elle, nous verrons cela plus tard. Mais dépêche-toi ! »

Elle raccrocha, rangea son téléphone et, malgré elle, sourit. Avec Sami, rien ne se passait jamais comme prévu.

Changes: 1) T'es où ? → inversion Où es-tu ? and full forms (tu es, je suis instead of chuis); 2) slang replaced: relou → pénible, ouf → incroyable, thune → argent, péter un câble → perdre son sang-froid; 3) fillers removed (bah, du coup, genre, quoi); 4) direct speech mostly turned into reported speech with the sequence of tenses (il lui expliqua qu'il arriverait); 5) complete negations and nous instead of on (nous verrons cela).

6.8 Flashcards

la thune / le fric

money (slang)

un pote

a mate

kiffer

to love (slang)

galérer

to struggle

relou

annoying (verlan of lourd)

chelou

weird (verlan of louche)

ouf

crazy (verlan of fou)

du coup

so, as a result (spoken)

T'inquiète.

Don't worry. (spoken)

septante / nonante

70 / 90 (Belgium, Switzerland)

le dîner / le souper (Québec, Belgium)

lunch / dinner

la fin de semaine (Québec)

the weekend

un courriel

an email

s'enjailler (Côte d'Ivoire)

to have fun